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Boehringer Studio
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L’atelier

Une machine, une pièce à la fois.

Pas de stock, pas de sous-traitance : chaque pièce est gravée à la commande, en Alsace, sur la même machine. Voilà ce qu’elle sait faire, et ce qu’elle ne sait pas.

La machine laser CO2 de l’atelier, vue de dessus : capot orange, fenêtre de travail et panneau de commande.

La machine

Laser CO2 100 W

Un laser CO2, c’est un tube qui produit un faisceau invisible, guidé par des miroirs jusqu’à une lentille qui le concentre sur un point de quelques centièmes de millimètre. C’est cette concentration qui brûle ou dépolit la matière — pas la chaleur ambiante.

Le tube est refroidi à l’eau et la zone de travail aspirée : sans ça, la fumée se redéposerait sur la pièce et la lentille perdrait sa netteté au bout de quelques heures.

Surface utile
900 × 600 mm
Puissance
100 W
Vitesse maximale
500 mm/s

Deux matières

Le faisceau ne fait pas la même chose partout.

L’ardoise

Le laser ne brûle pas la pierre : il la dépolit. La surface éclate en microcristaux qui diffusent la lumière, et le trait apparaît en blanc franc sur le noir. C’est le contraste le plus net que je puisse obtenir, et c’est permanent : rien à décoller, rien qui s’efface au lavage.

Chaque plaque est un morceau de pierre naturelle. Les bords sont irréguliers, la teinte varie, et deux ardoises ne sont jamais identiques. C’est une matière, pas un produit industriel.

Le bois

Ici le faisceau brûle la surface. Le motif ressort en brun foncé, en creux, et se sent sous le doigt. La profondeur dépend de l’essence : un bois tendre marque vite, un bois dur demande plus de puissance et fonce davantage.

Le grain du bois reste visible à travers la gravure — c’est ce qui fait qu’une pièce gravée ne ressemble jamais à une pièce imprimée.

De la commande à la pièce

Quatre étapes, dont une que personne ne voit.

  1. 01

    Le fichier

    Votre texte ou votre dessin devient un fichier que la machine sait lire. Je le prépare d’après votre demande, et vous le validez avant que je lance la gravure.

  2. 02

    Le réglage

    Puissance et vitesse changent pour chaque matière, et même d’une plaque d’ardoise à l’autre. Je fais un essai sur une chute avant de lancer la pièce définitive — c’est ce qui évite les mauvaises surprises.

  3. 03

    La gravure

    La tête balaie la surface ligne par ligne. Une ardoise moyenne prend une dizaine de minutes, un motif dense davantage.

  4. 04

    Le nettoyage

    La gravure laisse une poussière fine qu’il faut retirer sans rayer la pierre. C’est l’étape que personne ne voit et qui fait la différence entre une pièce correcte et une pièce nette.

Les limites

Ce que je ne grave pas.

Un artisan qui prétend tout savoir faire ne sait rien faire correctement. Voilà où s’arrête ma machine.

  • Le PVC — jamais

    Il est toxique en brûlant. Aucune commande, aucun prix ne me fera changer d’avis là-dessus.

  • Les métaux nus

    Un laser CO2 se reflète sur le métal au lieu de le marquer. Il faut soit un traitement de surface, soit un laser fibre — une autre machine. Si votre projet en dépend, dites-le-moi : je vous orienterai plutôt que de vous faire perdre du temps.

  • Le verre et le textile — pas encore

    Techniquement possible, mais mon rendu n’est pas encore régulier d’une pièce à l’autre. Je préfère ne pas le vendre tant que je ne peux pas garantir le résultat. Si votre projet en dépend, écrivez-moi : on en parle.

  • Plus grand que 900 × 600 mm

    C’est la taille du plateau. Au-delà, il faut découper le motif en plusieurs passes avec un repositionnement — faisable sur certaines pièces, mais la jonction se voit. Je vous le dirai franchement.

Une question ?

Un doute sur une matière, un format, un délai ?

Demandez avant de commander. Je réponds moi-même, et je préfère dire « ce n’est pas possible » avant qu’après.